"Par rapport à il y a vingt ans, il est paradoxalement plus difficile d'enseigner la dimension religieuse dans les écoles" a déclaré Philippe Joutard dans le cadre du symposium, organisé les 15 et 16 octobre au CUCDB* autour de cette question. L'auteur du rapport qui a introduit le fait religieux à l'école souligne que l'environnement actuel n'est pas propice à cet enseignement, compte tenu de la violence et de l'intolérance parfois associées aux religions. "Les enseignants s'estiment incompétents, ils craignent les réactions d'élèves ou de parents, et préfèrent prendre à leur compte une vision religieuse du fait religieux", souligne René Nouailhat, responsable de la Mission enseignement et religion auprès du SGEC. Sur ce sujet, les congressistes ont indiqué que cette même vision est reprise dans certains manuels d'histoire du collège. Le symposium a lancé de nouvelles pistes de travail : tirer parti de l'enseignement de l'histoire de l'art pour faire découvrir aux élèves le patrimoine spirituel ou encore se servir du caractère interdisciplinaire du fait religieux.
*Centre universitaire catholique de Bourgogne
SourceL'enseignement du fait religieux traverse une période de doute, Isabelle de Gaulmyn, La Croix, 20 octobre 2009, p. 17.