Dévalorisé, jugé coûteux et nuisible à l'organisation des établissements scolaires, le baccalauréat a 200 ans cette année. Les bons élèves n'en n'auraient pas besoin car le plus déterminant dans la poursuite de leurs études seraient leurs notes de 1ère et terminale, les appréciations des enseignants et la réputation de leur lycée. En outre, s'il donne accès à l'université, c'est pour y voir échouer 60 % des étudiants dès la première année. Enfin, il n'a que peu de valeur sur le marché du travail.
Toutefois, les lycéens et les personnes issus des milieux modestes y restent attachés car ils le perçoivent comme un passeport pour sortir de son environnement et comme un rite de passage.
Si, selon Xavier Darcos, il n'est pas question de le réformer aujourd'hui, une commission du Sénat est néanmoins chargée d'une réflexion sur le thème "A quoi sert le bac ?"
SourceFaut-il supprimer le bac ?, Caroline Brizard, Le Nouvel observateur, n° 2254, semaine du 23 janvier 2008, pp. 82-85.