Dans les établissements les plus difficiles, les agressions, les insultes et les menaces font désormais partie du quotidien des enseignants. Les campagnes de prévention du ministère de l'Education nationale, les numéros "SOS Violences" mis en place dans chaque académie, ne changent rien à l'impression d'insécurité des enseignants. Ces derniers n'ont pas le sentiment d'être soutenus par leur administration et manquent d'une formation à la gestion de conflit. En outre, ils se sentent très souvent désarmés face à cette génération qui s'alimente de jeux vidéo, d'Internet et d'images.
SourceProfs au bord de la crise de nerfs, Caroline Brizard, Le Nouvel Observateur, n° 2959, semaine du 21 février 2008, pp. 88-91.