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Isabelle Tinader (documentaliste Formiris)
Perturbations au Haut conseil de l'école
30/11/2005
Installé par Gilles de Robien, le 8 novembre dernier, le Haut conseil de l'éducation (HCE) vit ses premières difficultés avec notamment la démission d'un de ses membres.
Les missions du HCE
Issu de la loi Fillon d'orientation pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005, le HCE est composé de neuf membres et est présidé par Bruno Racine, conseiller-maître à la Cour des comptes et président du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou. Il se substitue au Conseil national des programmes (CNP) et au Haut conseil de l'évaluation de l'école (HCéé). Sa principale mission est de définir le socle commun de connaissances et de compétences dont les grands thèmes sont : - la maîtrise du français, - les principaux éléments de mathématiques, - la culture humaniste et scientifique, - l'apprentissage d'au moins une langue vivante étrangère, - la maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication. Le HCE soumettra son avis au gouvernement courant 2006 et ce dernier décidera. Le HCE devra aussi se prononcer sur la formation des enseignants dans le cadre de la réforme des IUFM. Il élaborera un cahier des charges précisant les trois composantes de la formation : disciplinaire, pédagogique et statutaire. Enfin, il remettra un bilan annuel des résultats obtenus par le système éducatif. Le HCE déjà critiqué Absents de la composition du HCE, les parents d'élèves et les syndicats d'enseignants se retrouvent seulement au sein d'un Comité consultatif. C'est pourquoi, la FCPE n'a pas participé à l'installation du conseil, estimant que sa constitution ne correspond pas aux propositions issues du grand débat pour l'école et du rapport de Claude Thélot. Elle considère que le HCE n'est pas indépendant puisqu'il n'a pas la "faculté d'auto-saisine sur des sujets qui lui paraîtraient importants". De leur côté, la FSU et le SE-Unsa déplorent l'absence des principaux acteurs du système éducatif et des experts professionnels et de l'éducation. Un premier incident vient troubler le démarrage des activités du HCE : la démission demandée du mathématicien Laurent Lafforge. Celui-ci avait contesté un projet d'ordre du jour faisant appel à des inspections générales, à la direction de l'évaluation et de la prospective et à la direction de l'enseignement scolaire qu'il avait comparées aux Khmers rouges. Sources
SOURCES
LA CROIX Le haut conseil de l'école va enfin se mettre au travail, Bernard Gorce, 27 octobre 2005, p. 9. DEPECHES DE L'AEF Gilles de Robien : "une nouvelle mission pour le HCE : l'éducation civique", Marie-Caroline Missir, 8 novembre 2005, n° 57816. Haut conseil de l'éducation : la FCPE ne participera pas à son installation, Grégory Danel, 8 novembre 2005, n° 57776. Haut conseil de l'éducation : le SE-UNSA déplore le manque de concertation, Grégory Danel, 8 novembre 2005, n° 57772. Le Haut conseil de l'éducation est un "retour en arrière", dénonce la FSU, Grégory Danel, 8 novembre 2005, n° 57765. HCE : démission du mathématicien Laurent Lafforgue, Tifenn Durand, 21 novembre 2005, n° 58216. LE MONDE Le Haut conseil de l'éducation peut commencer ses travaux, Martine Laronche, 9 novembre 2005, p. 15. Pour approfondir
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