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Isabelle Tinader (documentaliste Formiris)
Les demandes d'inscription augmentent dans l'Enseignement catholique
01/10/2006
Scolarisant 2 millions d'élèves (20 % des effectifs), l'Enseignement catholique garde un effectif stable avec une augmentation de 0,1 % par rapport à l'année dernière. Cependant, près de 30 000 demandes d'inscription ont été refusées, a annoncé Paul Malartre, lors de sa conférence de presse de rentrée le 19 septembre 2006.
Engouement des familles pour le privé
Dans les années 80, l'Enseignement catholique voyait ses effectifs baisser. A l'inverse, depuis 4 ans, les établissements sont obligés de refuser des élèves. Les régions les plus demandées sont le bassin méditerranéen, le Pas-de-Calais, l'Ile-de-France et le Grand Ouest. En revanche, les effectifs diminuent dans les académies de Rouen, Amiens, Dijon, Lyon et Nancy. L'Enseignement catholique victime de son succès ? Cette situation inquiète les responsables de l'Enseignement catholique. Car, sans régulation, cet accroissement conduirait à surcharger des classes et à terme, nuirait à la qualité de l'enseignement. D'ores et déjà , l'Enseignement catholique compte un élève de plus par classe par rapport à l'enseignement public. Il ne peut pas ouvrir de classes supplémentaires puisque c'est le ministère de l'Education nationale qui en décide en affectant des postes d'enseignants. Or, compte tenu de la baisse globale du nombre d'élèves, l'enseignement privé perd des postes au prorata de ceux de l'enseignement public. 107 ont été supprimés en 2006-2007 (532 l'année dernière). Enfin, l'enseignement privé ne peut jouer sur le redéploiement d'enseignants détachés dans d'autres fonctions, comme cela se fait dans le public. Les enseignants du privé ne bénéficient pas de ces possibilités de détachement. Paul Malartre a rappelé une fois encore que l'Enseignement catholique est associé au service public et ne se situe pas dans une logique de part de marché. "En revanche, la pression est localement telle que nous ne sommes plus en état d'honorer l'obligation légale d'ouverture à toutes les familles. Et le principe constitutionnel du libre choix des familles n'est plus respecté." Assouplir la carte scolaire L'Enseignement catholique s'irrite de la prise de position de certaines associations et fédérations de parents d'élèves qui le présentent comme une voie de contournement de la sectorisation et demandent son intégration dans la carte scolaire. Pour Paul Malartre, "la carte scolaire est devenue à son corps défendant un des facteurs de la ghettoïsation." Il estime qu'un assouplissement permettrait d'éviter le choix du privé comme moyen d'évitement d'un établissement public. Il serait favorable à la possibilité pour les familles d'inscrire au moins un établissement privé dans leurs voeux d'affectation. Polémique autour du forfait communal Revenant sur la question du forfait communal, Paul Malartre réclame "une parité" de financement. Les écoles étant sous contrat avec l'état, il est normal qu'un forfait par élève "évalué en fonction de ce que coûte un élève de l'enseignement public de la même localité" soit versé aux écoles. Il rappelle que la moyenne du forfait communal s'élève à 440 € alors qu'un élève de l'enseignement public "coûte deux fois plus cher, 1 000 € en moyenne". Néanmoins, l'Enseignement catholique, s'il se réserve la possibilité de déposer des recours devant les juridictions compétentes, privilégie aujourd'hui le dialogue avec les maires. Sources
LA CROIX
L'école privée refuse d'entrer dans la carte scolaire, Bernard Gorce, 19 septembre 2006, p. 24. Pour Paul Malartre, "le libre choix des familles n'est plus respecté", Bernard Gorce, 20 septembre 2006, p. 6. DEPECHES DE L'AEF L'Enseignement catholique pour un assouplissement de la carte scolaire, Marie-Caroline Missir, 19 septembre 2006, n° 68612. Forfait communal : pas de combat "à la hussarde" pour l'Enseignement catholique, Marie-Caroline Missir, 19 septembre 2006, n° 68615. LE FIGARO L'école privée affiche toujours complet, Marie-Estelle Pech, 31 août 2006, p. 9. L'Enseignement catholique a refusé près de 30 000 élèves, Marie-Estelle Pech, 20 septembre 2006, p. 10. Pour approfondir
Conférence de presse de rentrée de Monsieur Paul Malartre, Secrétaire général de l'Enseignement catholique, site Scolanet, 19 septembre 2006.
Rentrée 2006 : près de 30 000 élèves non accueillis..., site Formiris, 19 septembre 2006. Une année scolaire nouvelle - un nouveau regard sur l'élève : Intervention vidéo du Secrétaire général de l'Enseignement catholique, site Scolanet, 25 août 2006. Ce document est issu d'@toutDoc
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