Valérie Granger (documentaliste Formiris)



De nouveaux emplois à  l'Education nationale
30/09/2005
Le ministre de l'Education nationale a annoncé le 24 août dernier le recrutement de 45 000 jeunes pour des emplois de vie scolaire dans les établissements et ce, d'ici le 31 décembre 2005. Lors de sa conférence de presse de rentrée, Paul Malartre a annoncé que 3 000 postes seraient affectés à  l'enseignement catholique.

Les contrats proposés

Syndicats et parents d'élèves apprécient cette décision en rupture avec le gouvernement Raffarin qui avait choisi de ne pas remplacer la totalité des 62 000 emplois-jeunes de l'Education nationale en 2003.
Créés dans le cadre de la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005, 25 à  27 000 des 45 000 emplois de vie scolaire se substitueront au Contrat emploi solidarité (CES) et Contrat emploi consolidé (CEC) qui existent dans l'éducation. Les 18 000 à  20 000 restants correspondent à  de nouveaux recrutements. Ces contrats d'une durée de 6 mois à  2 ans prendront la forme de Contrat d'accompagnement vers l'emploi (CAE) et de Contrat d'avenir (CA). Payés au smic horaire pour 20 à  26 heures hebdomadaires, ces jeunes seront recrutés par l'ANPE sur demande des établissements scolaires. Aucune qualification ne sera exigée mais une formation devrait être assurée par l'ANPE.

Les missions

Le contenu des postes sera très proche de celui des anciens emplois-jeunes. Leur rôle sera d'assister les enseignants et les autres personnels en accomplissant des tâches d'accompagnement des élèves, de soutien aux projets artistiques, de maintenance informatique ou d'accueil des enfants handicapés.

Les réactions

Les organisations syndicales se félicitent que le gouvernement reconnaisse ce besoin d'adultes supplémentaires dans les établissements et ont apprécié d'entendre Gilles de Robien trouver leur demande "légitime". Cependant, elles ont émis certaines réserves concernant le statut précaire et peu qualifié de ces emplois. En outre, le nombre d'emplois annoncé est jugé insuffisant. Quant à  Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, il regrette "l'accumulation des dispositifs existants".

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