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Le bac en question
Pour mener à bien son rapport, le groupe de travail du Sénat que préside Jacques Legendre, sénateur UMP, a conduit de nombreuses auditions. Il a reçu diverses personnalités du monde de l'enseignement, des experts, des chercheurs, des représentants des syndicats, etc. Selon les premières pistes esquissées, le bac qui fête ses 200 ans en 2008, devrait garder un caractère national, et ce malgré un coût budgétaire contesté. Certains membres du groupe seraient néanmoins favorables à un contrôle continu dosé. Une réduction des épreuves ou un passage de l'examen sur deux ans, l'introduction de la notion de "compétences à acquérir" semblent être des hypothèses privilégiées. Il n'est donc pas question pour le moment de supprimer l'examen même si une étude de Bruno Suchaut de l'IREDU relance la polémique. Il a en effet montré les différences de notation d'un enseignant à un autre pour une même copie, différences qui peuvent avoir des conséquences sur la réussite au baccalauréat.
Réforme programmée, mais non encore arrêtée
Aucun plan de réforme du lycée ne serait donc encore arrêté au ministère, les consultations ne s'ouvrant qu'en mai. Après avoir reçu Floréale Mangin, présidente de l'UNL, le ministre de l'Education nationale a indiqué qu'il associerait à la réflexion les lycéens eux-mêmes. Toutefois, une première ébauche d'une réforme des lycées semble déjà se dessiner. Xavier Darcos entend en premier lieu améliorer la transition entre la classe de terminale et l'enseignement supérieur, afin de mettre un terme à l'échec des lycéens dès qu'ils entrent à l'université. Il n'écarte pas non plus un rééquilibrage des filières et une remise en question des options après la classe de seconde.
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