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La loi pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées de février 2005 est en cours d'application. Lors d'un conseil restreint, Jacques Chirac a fait le point sur sa mise en oeuvre. Si le droit à la scolarité pour les jeunes handicapés est aujourd'hui reconnu, leur insertion professionnelle reste encore très difficile.
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Premier bilan de la loi sur le handicap
Si les principaux décrets ont été publiés, de nombreuses actions restent encore balbutiantes. Les maisons départementales du handicap ont toutes été mises en place. Elles proposent un guichet unique et coordonnent les différents services chargés des personnes handicapées. La prestation de compensation du handicap a été créée : elle est individualisée et non soumise aux conditions de ressources. La scolarisation des enfants handicapés est en nette progression : +40 % pour le primaire et +70 % pour le 2nd degré. Néanmoins, sur 240 000 enfants concernés seulement 137 000 ont bénéficié à ce jour des dispositifs des auxiliaires de vie scolaire (AVS) et des contrats emploi-vie scolaire. Le point noir réside dans le manque de formation des personnels. Jacques Chirac a affirmé la volonté de poursuivre les efforts entrepris en ce domaine. Enfin, la mise en accessibilité des transports collectifs et des lieux publics est loin d'être achevée compte tenu de l'ampleur des travaux à engager. La loi prévoit un délai de 10 ans pour la mise aux normes.
Le rapport Lachaud sur l'insertion des handicapés
Dans son rapport, le député Yvan Lachaud s'est intéressé à l'insertion des jeunes handicapés. Alors que 30 % de cette population est au chômage, l'auteur voit dans l'alternance "le chaînon manquant entre scolarisation et insertion professionnelle". Il formule plusieurs recommandations : - une détection précoce du handicap à l'école, - la création d'un nouveau statut en alternance pour tous les élèves handicapés, notamment ceux scolarisés en Unité pédagogique d'intégration (UPI), - le prolongement de l'allocation d'éducation spéciale lors de la période d'apprentissage, - l'équipement des centres de formation pour l'accueil des élèves handicapés, - une orientation validée par une mise en situation professionnelle à la fin du parcours scolaire, - le développement des missions "étudiants handicapés" pour favoriser le partenariat entre les entreprises et l'enseignement supérieur, - l'accompagnement en entreprise par un tuteur, - la mise à disposition d'un "interlocuteur référent" chargé de l'emploi dans les maisons départementales, - la valorisation de toutes les actions menées par les entreprises pour favoriser l'insertion professionnelle des handicapés et l'attribution du label "solidaire handicap".
Si l'on veut favoriser la scolarisation des jeunes handicapés, les aider à s'insérer dans le monde du travail, une politique volontariste envers tous les acteurs de la société est indispensable.
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