|
|
|

Le forfait communal
L'ANDEV estime que la circulaire du 2 décembre 2005 alourdit "fortement la nature des dépenses à prendre en compte dans le calcul du forfait communal pour l'enseignement privé". Elle juge la nouvelle liste des dépenses plus étendue que la circulaire du 13 mars 1985. Celle-ci prendrait notamment en compte des coûts allant à l'encontre du principe de parité. D'autres postes, facultatifs pour l'enseignement public, deviendraient obligatoires pour l'enseignement privé. L'association conteste également la prise en charge du mobilier qui représente, selon elle, une dépense d'investissement. D'après la loi Goblet de 1886, celle-ci ne doit pas être à la charge des communes. La crainte de l'ANDEV est que cette liste devienne "une base de référence sur laquelle l'enseignement privé ne manquera pas de s'appuyer pour négocier auprès des communes le montant du forfait communal pour le fonctionnement des écoles privées".
Les effectifs 2005
Les effectifs des élèves de l'enseignement catholique ont globalement "résisté", selon Gilles du Retail, directeur de la communication au Secrétariat général de l'enseignement catholique. Ils ont augmenté dans l'enseignement primaire passant de 839 574 à 840 140 élèves en 2005, soit une hausse (+0 07 %) plus faible que dans l'enseignement public (+0,3 %). Ce sont dans les académies de Corse et de Dijon que les effectifs diminuent alors qu'ils croissent à Limoges, Rennes et Nantes. Le secondaire enregistre une baisse des effectifs qui passent de 1 094 998 à 1 089 271 élèves (- 0,52 %, mais - 0,71 % pour le public). Les effectifs augmentent dans les académies de Créteil et Strasbourg et s'amenuisent dans celles de Limoges et Dijon.
L'enseignement catholique en Europe
A l'encontre des autres pays européens, la France se distingue par l'absence d'enseignement religieux dans la majorité des écoles catholiques. On note également un déficit de culture religieuse. C'est ce que révèle un rapport rédigé par Etienne Verhack, secrétaire général du CEEC. Son document fait un tour d'horizon de l'enseignement catholique en France, Hollande, Belgique, Grande-Bretagne, Hongrie et Italie. L'auteur met en avant trois priorités : améliorer la formation des professeurs de religion, promouvoir le dialogue entre sciences et foi et mettre en place une collaboration entre enseignants, paroisses et communautés religieuses.
|
|