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Réunis le 30 juin et le 1er juillet derniers, les 31 directeurs de la Conférence des directeurs d'IUFM ont souhaité la mise en place d'un "cadrage national" qui permettra sur tout le territoire une harmonisation de la mesure d'intégration des IUFM dans les universités. En effet, à l'heure actuelle, "les situations sont très contrastées selon les académies". Dans certaines, il n'y a qu'une seule université et qu'un seul IUFM, dans d'autres, plusieurs universités et un IUFM (...)". Un cahier des charges national, composé d'un "volet intégration" et d'un "volet formation" sera établi prochainement et publié en mars 2006. Il servira à prendre en compte la formation des enseignants et les aspects structurels et financiers de cette intégration. Puis un appel d'offres sera lancé aux universités qui souhaiteront être candidates. Globalement, les directeurs d'IUFM considèrent cette étape comme une bonne chose, et même comme "une chance" car l'intégration "va permettre de valider la formation des enseignants par un diplôme universitaire, (...), d'envisager une meilleure articulation entre le 1er cycle et les 2 ans de formation au métier d'enseignant, de développer la recherche en éducation et de s'inscrire dans le mouvement de l'harmonisation européenne." Néanmoins, tous restent vigilants et appellent à la prudence. Ils soulignent que "la formation spécifique des enseignants ne doit pas être remise en cause" et que celle-ci "ne peut pas se dissoudre dans l'université". Philippe Meirieu, quant à lui, souhaite que l'IUFM trouve sa place dans l'université tout en réaffirmant son identité.
L'intégration des IUFM dans les universités se mettra en place progressivement. Elle nécessitera organisation et concertation pour que les IUFM et les universités puissent non seulement travailler ensemble dans de bonnes conditions mais aussi pour dissiper les inquiétudes des personnels et des futurs enseignants.
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