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Traiter en priorité les questions d'orientation et la professionnalisation des étudiants, telle est la volonté affichée par Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, et François Goulard, le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, lors de leur conférence de presse le 27 septembre dernier.
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Mise en place de nouvelles procédures d'inscription à l'université
Pour lutter contre l'échec à l'université, les ministres, Gilles de Robien et François Goulard, proposent un dispositif d'orientation des lycéens durant leur année de terminale. Il s'agit de mettre en place, à la rentrée 2007 auprès d'universités volontaires, une pré-inscription des bacheliers dès février. Au regard de leur parcours scolaire, l'université acceptera ou non leurs candidatures. Les lycéens non retenus seront convoqués pour un entretien au cours duquel un choix de filières plus appropriées leur sera proposé. Ils pourront cependant maintenir leur premier souhait si cette alternative ne leur convient pas. Sont surtout concernés les bacheliers des filières technologiques ou professionnelles. A titre d'exemple, le ministère rappelle que 38 % des titulaires d'un baccalauréat général réussissent les deux premières années de droit et que ce taux chute à 4,5% pour un bachelier technologique et à 1,4% pour un bachelier professionnel. François Goulard précise "qu' il ne s'agit pas d'organiser un processus de sélection, mais d'avoir des choix mieux anticipés et mieux éclairés". Les présidents d'université accueillent favorablement cette disposition. L'Unef s'étonne que ce dispositif n'ait pas fait l'objet de consultation. Pour ce syndicat, cela ne règlera pas en tout cas les problèmes d'orientation. L'Unef opterait davantage pour un "suivi individuel" dès le lycée. Dans le même sens, elle regrette la baisse du nombre de postes au concours de conseiller d'orientation psychologue.
Rapprocher l'université des entreprises
Pierre Lunel, actuel président de l'université de Paris 8, a été nommé délégué interministériel à l'orientation. Il sera chargé d'établir un schéma national de l'orientation et de l'insertion professionnelle. Deux premières pistes de travail sont d'ores et déjà retenues : développer les indicateurs d'insertion professionnelle à l'issue des formations et favoriser à l'université les stages en entreprise et l'apprentissage, pour rapprocher le plus possible les étudiants du monde du travail. "Le but n'est pas de professionnaliser tout le monde, mais de préparer au mieux les jeunes au monde réel et leur donner les chances de trouver leur place sur le marché du travail", a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Gilles de Robien assure que "les prochains contrats Etat-université" prendront davantage en compte les exigences en matière d'orientation et d'insertion professionnelle". Dès cette rentrée, 225 nouvelles licences professionnelles ont été créées ainsi que 10 nouveaux départements d' IUT.
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