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Pour un aménagement...
La candidate du Parti socialiste, Ségolène Royal propose de "réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos". Elle a l'intention de mener une réflexion sur les bassins de vie scolaire et entend tenir compte de "la réalité du terrain" pour proposer aux familles un choix entre 2 ou 3 établissements. "Il faut favoriser la mixité scolaire, mais celle-ci découlera aussi des politiques urbaines de mixité du logement", déclare-t-elle dans une interview au "Monde de l'éducation". Ségolène Royal souhaite également que l'Enseignement catholique participe au débat sur la carte scolaire. Envisagera-t-elle alors une révision du Conseil constitutionnel du 23 novembre 1977 qui fixe "le droit absolu pour les établissements privés d'avoir un caractère propre et le droit des parents de choisir librement l'établissement de leurs enfants" ?
Pour une suppression...
Partisan du libre choix des parents, Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, promet de supprimer la carte scolaire. Il se prononce sur un rôle social tant du secteur public que du secteur privé. "Je veux que soit reconnue l'utilité sociale de l'enseignement privé en lui permettant d'ouvrir des établissements y compris dans les quartiers où s'accumulent tant de difficultés" a-t-il affirmé le 2 février dernier.
Pour un maintien...
Seul le candidat de l'UDF, François Bayrou veut maintenir la sectorisation. Il compte garantir, sur tout le territoire "l'égalité de traitement des enfants" et préconise "des parcours d'excellence" dans tous les établissements. Supprimer la carte scolaire relève, selon lui, de "la faute républicaine". Il faut rappeler qu'en septembre dernier, Gilles de Robien a remis au Premier ministre une note où il recommande de maintenir la carte scolaire. Il suggère de confier en partie la sectorisation aux maires des grandes villes et aux présidents de communautés urbaines d'agglomérations. Une Agence pour la cohésion sociale coordonnerait les politiques publiques concernant la mixité sociale.
La position de l'Enseignement catholique
Interrogé par l'AEF sur les programmes des candidats à l'élection présidentielle, Paul Malartre, secrétaire général de l'Enseignement catholique mentionne qu'il a lu attentivement les propos tenus par Ségolène Royal dans "Le Monde de l'éducation" sur le sujet de la carte scolaire. En octobre 2006, Paul Malartre indiquait : "Ce débat ne peut nous laisser indifférents mais l'enjeu ne porte pas sur les principes de la carte scolaire, ni même seulement sur la mixité sociale dans les établissements scolaires, mais avant tout sur les moyens de favoriser l'égalité des chances". Dans cette optique, l'Enseignement catholique est favorable à la mise en place de parcours pédagogiques diversifiés, au développement de formations professionnelles et à l'ouverture de structures répondant aux besoins éducatifs spécifiques.
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