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Des postes d'enseignant à la hauteur des effectifs
L'enseignement catholique a perdu cette année 532 postes d'enseignant alors que 20 000 élèves supplémentaires ont été accueillis ces dernières années et qu'on estime à 23 000 ceux qui ont été refusés uniquement à cette rentrée. Cette situation s'explique par le mode de calcul opéré par le ministère : les postes accordés à l'enseignement privé sont calculés sur ceux prévus pour l'enseignement public selon le ratio 80%-20 %. Pour Paul Malartre, ce calcul ne correspond plus à la réalité et doit être modifié. Avec des effectifs de 30 élèves en collège et 40 au lycée, l'enseignement catholique est proche de la saturation dans certaines régions comme Paris ou le sud-est. Cela remet également en question ses efforts d'ouverture sociale. Comme l'explique le secrétaire général : "lorsqu'on manque de moyens, les priorités ne vont pas au développement de structures qui coûtent cher comme celles qui nécessitent l'accueil des enfants handicapés ou les publics en difficulté scolaire". Le nombre de postes d'enseignant doit donc accompagner l'évolution de la demande afin que l'enseignement catholique continue à incarner un "pluralisme scolaire largement souhaité par l'opinion publique."
Une révision du forfait d'externat
Le décret d'application relatif au forfait d'externat est fortement attendu. Ce texte fait suite à la loi de décentralisation d'août 2004. Il permettra de prendre en compte les élèves du primaire qui ne sont pas scolarisés dans leur commune de résidence. Ils seraient 300 000 dans ce cas. Face à l'inquiétude des élus qui craignent une augmentation de leurs charges, Paul Malartre se veut rassurant : "Il n'est pas question de mener une offensive mais de trouver les solutions justes selon les situations locales." Le décret d'application de la loi Censi de janvier 2005 est lui aussi en attente de publication. Ce texte, qui harmonise progressivement le régime des retraites des maîtres du privé avec ceux du public, est entré en application le 1er septembre 2005.
Tenir parole
Paul Marlartre veut poursuivre le mouvement des Assises : "nous devons gagner en cohérence entre le projet et la réalité vécue." Il invite donc les établissements à "durer dans les choix". Pour les aider, un document intitulé Tenir parole a été largement diffusé. La journée des communautés éducatives sera reconduite le 2 décembre 2005. Deuxième point d'orgue : les états généraux de l'évaluation organisés les 4 et 5 avril 2006. Ces rencontres diocésaines permettront de relire le projet éducatif au regard de l'évaluation, de travailler sur la relation à l'élève et de proposer des voies nouvelles qui permettent le développement de la personne et de l'établissement.
L'enseignement catholique accueille environ deux millions d'élèves et une famille sur deux fait l'expérience de l'enseignement privé au moins pour l'un de ses enfants. Il offre un pluralisme scolaire qui est, selon Paul Malartre, une des formes d'expression de la laïcité.
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