Valérie Granger (documentaliste Formiris)



Le métier d'enseignant à  la loupe
01/11/2007
La commission Pochard est chargée depuis le 24 septembre de réfléchir à  une redéfinition du métier d'enseignant. Elle procède pour l'heure à  une large consultation des acteurs de la communauté éducative, dont les représentants de l'Enseignement catholique.
Dans le même temps, une enquête sur le métier d'enseignant menée par La FEP-CFDT, principal syndicat de l'enseignement privé, vient de paraître.

La commission Pochard auditionne l'Enseignement catholique

Auditionné le 19 octobre, Eric de Labarre invite à  porter un nouveau regard sur le métier d'enseignant : "sur la nature même de la fonction", "sur la gestion de la carrière", "sur les conditions d'exercice du métier". Par ailleurs, il lui semble essentiel de prendre en compte la diversité des tâches et des missions confiées aux enseignants.
Les organisations syndicales de l'enseignement privé, quant à  elles, ont débattu sur l'annualisation du temps de travail, les passerelles entre enseignement public et privé et l'évaluation des enseignants confiée aux chefs d'établissements. L'UNAPEL a également été reçue. Cette fédération de parents d'élèves de l'enseignement libre souhaite qu'un module de formation en IUFM sur les relations parents-élèves soit créé. Elle préconise également un rapprochement des enseignants avec l'entreprise pour lesquels les stages en entreprise, en formation initiale et continue, devraient être rendus obligatoires.

Une étude ausculte les enseignants du privé sur leurs conditions de travail

55,5% des enseignants jugent leur métier intéressant, mais 53 % estiment qu'il n'est pas suffisamment reconnu et valorisé. C'est ce que révèle l'enquête de la FEP-CFDT publiée le 26 septembre dernier et réalisée auprès de 5 228 enseignants du privé. Ce manque de reconnaissance touche dans une moindre mesure les enseignants du premier degré, plus préoccupés par leur charge de travail (55%), "très touchés par l'instabilité des programmes" et "mal accompagnés" (42%). La plupart des enseignants signale ainsi des semaines d'au moins quarante heures et 62% déclarent avoir consulté un médecin pour des raisons liées à  leurs conditions de travail. Quant aux élèves, 58,7% des enseignants les trouvent "plus hétérogènes et difficiles à  gérer qu'avant" et 47% notent chez eux un "manque de repères éducatifs". Enfin, questionnés sur leur avenir, 44% souhaitent qu'une seconde carrière leur soit possible.

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