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Rapports : "Enseigner, un métier pour demain", Ministère de l'Education nationale, 2002. Rapport : La profession enseignante en Europe : profil, métier et enjeux. Rapport IV : l'attractivité de la profession enseignante au XXIè siècle", Eurydice, 2004. Voir également les 3 rapports précédents : - "Formation initiale et transition vers la vie professionnelle"- "L'offre et la demande"- "Conditions de travail et salaires"- "Les réformes de la profession enseignante : aperçu historique (1975-2002)" Le métier d'enseignant en Europe : références bibliographiques, Revue internationale d'éducation Sèvres, juin 2002. Le rôle crucial des enseignants : attirer, former et retenir des enseignants de qualité, OCDE, 2005. Enquête sur les nouveaux enseignants : changeront-ils l'école ?, Agnès Van Zanten, Patrick, Rayou, Bayard, 2004.
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Une enquête sur les enseignants en Europe
Une enquête sur la perception que les enseignants européens ont d'eux-mêmes a été réalisée par l'Agence d'information européenne sur l'éducation (Eurydice). Celle-ci montre qu'ils s'estiment peu reconnus. Ils se classent le plus souvent en dessous des médecins et des avocats. Ils jugent leur formation insuffisante et se trouvent peu préparés au travail en équipe et à la mise en oeuvre des projets d'établissement. A l'inverse, les opinions publiques européennes sont satisfaites de la qualité du travail de leurs professeurs. Elles reconnaissent leurs compétences et l'importance de leur rôle. Confrontés aux mêmes nécessités de recrutement que la France, les pays européens expérimentent des dispositifs pour renforcer l'attractivité du métier : formation rémunérée en situation d'emploi, réduction du nombre d'heures d'enseignement au profit de tâches d'encadrement ou de tutorat pour les enseignants en fin de carrière, etc.
Revaloriser le métier d'enseignant
L'OCDE tire le signal d'alarme : les enseignants qualifiés dans certaines disciplines, telles que les mathématiques, les langues et les sciences, se font rares. Face aux nombreux départs à la retraite prévus dans les prochaines années, le métier doit devenir plus attrayant si l'on veut inverser une spirale à la baisse. Dans un rapport sur "Le rôle crucial des enseignants", l'OCDE incite les gouvernements à élaborer une stratégie globale pour : - revaloriser l'image du métier en améliorant la compétitivité des rémunérations et des conditions de travail, - renforcer les compétences et les connaissances des enseignants grâce à un assouplissement de la formation initiale et un renforcement de la formation continue, - accorder plus d'autonomie aux établissements scolaires dans la gestion de leurs personnels, - améliorer l'évaluation des enseignants et récompenser "l'efficacité pédagogique", - consulter les enseignants sur la politique d'éducation.
En France : profils des nouveaux enseignants
Deux chercheurs, Patrick Rayou et Agnès Van Zanten, ont étudié le profil des jeunes enseignants de collège âgés de moins de 30 ans. Aujourd'hui ils ne représentent que 12,3% des effectifs, mais ils seront près de 50 % dans 10 ans. Au niveau socioculturel, cette nouvelle génération ne diffère pas de la précédente. On observe un embourgeoisement, toutefois moins prononcé que dans le reste de la société. Beaucoup d'enseignants ont leurs parents dans ce même métier, mais un certain nombre de jeunes des cités embrassent aussi la carrière. Ceux-ci se sentent investis d'une dette envers l'école. Quant au pourcentage des femmes, il est identique à celui des hommes. Par contre, alors que la génération précédente accompagnait la massification de l'enseignement avec des idéaux d'égalité et de non sélection, leurs cadets, issus du collège unique, ont pris acte de la diversité et de l'hétérogénéité des élèves. Ils acceptent d'être des éducateurs, sont prêts à accompagner les élèves et leurs familles et à s'adapter à leurs besoins. Ils sont souvent moins réticents à être nommé en Zep où ils n'hésitent pas à se tester et à expérimenter. Ils estiment que cette expérience leur servira plus tard. N'hésitant pas non plus à faire part de leurs échecs et difficultés, ils cherchent des solutions en équipe. Alors, "vont-ils changer l'école ?" Les chercheurs restent prudents. En effet cette nouvelle génération paraît méfiante à l'égard de l'institution, critique vis-à -vis des compétences des chefs d'établissement et peu favorable à des dispositifs parachutés par la hiérarchie.
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