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Pour 48 % des parents interrogés, les devoirs à la maison sont l'occasion de dialoguer avec leur enfant et pour plus d'un tiers, c'est un plaisir. Tel est l'un des principaux enseignements du sondage présenté à l'occasion de la conférence de presse de rentrée de l'Unapel. Cela révèle néanmoins l'angoisse des parents face à la réussite scolaire...
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Les devoirs du soir occupent une place importante dans la vie de famille. En ce domaine, les opinions sont partagées. La majorité des parents pense qu'il n'y a pas trop de devoirs à la maison, mais un tiers d'entre eux (33 %) estime que leurs enfants en ont trop. Ce sentiment est accru chez les parents d'origine populaire (38 % des ouvriers contre 22 % des cadres). Seuls 13 % des enfants font leurs devoirs tout seuls. En cas de difficultés constatées chez leurs enfants, les parents inquiets sont prêts à faire des sacrifices financiers importants et pour 75 % d'entre eux, n'hésiteront pas à avoir recours au soutien scolaire. Yves Mariani, responsable de l'Observatoire pédagogique de l'enseignement catholique, ressent cette surenchère et souligne "l'irréalisme collectif qui nous guette, qui consiste à anticiper en permanence sur le développement de l'enfant - on veut apprendre à lire aux enfants dès 4 ans, les préparer à la troisième dès 10 ans - et conduit les parents (comme les enseignants) à avoir des attitudes déraisonnables dans ce qu'on leur demande le soir". Le temps familial n'est ainsi plus assez consacré au dialogue, note-t-il. Pour Eric Raffin, président de l'Unapel, les résultats de ce sondage révèlent un manque de confiance des parents envers l'école. Il propose qu'associations de parents et syndicats d'enseignants se retrouvent autour d'une table. Il défend également l'idée que les établissements scolaires prennent en charge les devoirs des élèves. 89 % des parents pensent qu'un soutien personnalisé permettra de lutter contre l'échec scolaire. Gilles de Robien lui-même engage les parents à la "prudence" vis-à -vis des organismes de soutien. Le ministre rappelle qu'un soutien individualisé pour les élèves en difficulté est désormais prévu par les programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE).
Un meilleur dialogue entre les parents et les enseignants pour une meilleure répartition des rôles est le chantier auquel Gilles de Robien a décidé de s'atteler. Il relève le défi de donner aux parents une confiance totale en l'école. De son côté, l'Unapel réfléchit cette année au lien entre les projets d'établissements et les attentes éducatives des parents qui constituera le thème du prochain congrès (19-21 mai 2006) de l'association.
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