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Une relation qui reste à construire
La relation des parents à l'école est complexe. Certains parents sont "invisibles", car ils se sentent mal à l'aise avec les enseignants ; d'autres sont trop présents et veulent contrôler et participer à la vie de classe. De leur côté, les enseignants ne sont pas toujours préparés à gérer des relations difficiles. Pour Anne-Marie Vaillé, ancienne présidente du Conseil national de l'évaluation, "il faut donc former les enseignants, convaincre les IUFM que le partenariat avec les familles n'est pas un gadget, mais le coeur du métier." Etape indispensable pour parvenir à une véritable co-éducation. Or, parmi les difficultés relevées, on sait que la plupart des familles a du mal à appréhender les réformes engagées par le ministère de l'Education nationale. Le socle commun instauré par la loi d'orientation devrait justement leur permettre d'y voir plus clair. Comme l'explique Véronique Gass, présidente de l'Unapel : "L'évolution des programmes scolaires a, ces dernières années, creusé un fossé dans les familles. Les parents ne comprennent plus ce que les enfants apprennent. Le socle commun tel qu'il est rédigé me paraît un progrès car il peut être lu par toutes les familles." D'ailleurs, celui-ci se veut un véritable contrat signé entre la Nation et les usagers que sont les parents, base indispensable à tout dialogue.
Les parents du privé jugent l'école
A l'occasion du colloque annuel organisé par les éditions Nathan, la Sofres a mené une enquête sur le thème "La perception de l'école d'hier et de demain". On retiendra que les parents dont les enfants sont inscrits dans un établissement privé émettent à 67 % un avis favorable sur le fonctionnement actuel de l'école. Pourtant, 70 % d'entre eux estiment que celui-ci s'est détérioré ces 10 dernières années. Sont notamment cités l'encadrement des élèves et l'autorité des professeurs. En revanche, une amélioration quant à l'évaluation des acquis, le matériel pédagogique et les relations école-familles est pointée. Ces mêmes parents du privé jugent positivement l'enseignement des langues vivantes, des sciences ou des mathématiques, mais ils sont plus sévères concernant celui de la langue française. 74 % d'entre eux estiment que l'enseignement de la lecture et l'écriture s'est dégradé, ainsi que celui de la grammaire et de l'orthographe (82 % de mécontents). Leurs attentes se déclinent en 3 points : donner des connaissances de base, préparer à la vie professionnelle et apprendre aux enfants à vivre en société. Ils souhaitent également que l'on développe le soutien individuel, réduise le nombre d'élèves par classe et recourt plus souvent à des sanctions. A noter que 55 % de ces parents se disent favorables à la suppression de la carte scolaire et que l'on ait la majorité d'entre eux (59 %) restent optimistes sur l'avenir de l'Ecole.
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