|
|
|

Pourquoi réformer les séries STL et STI ?
Plusieurs raisons conduisent le ministère de l'Education nationale à réformer ces 2 filières : des programmes qui n'ont pas été modifiés depuis 20 ans, des effectifs en baisse (20% en moins de 10 ans pour la série STI), un manque de lisibilité en raison de 17 spécialités. En outre, la récente rénovation des bacs professionnels ne permettait plus de différencier les spécialités proposées par le bac pro de celles des filières technologiques. Enfin, cette réforme doit conduire davantage d'élèves des formations technologiques et scientifiques vers l'enseignement supérieur.
Des nouvelles filières STI et STL plus polyvalentes
La série STI devrait être réorganisée en 4 spécialités : - innovation technologique et éco-conception, - système d'information et numérique, - énergies et développement durable, - architecture et construction.
La série STL comprendrait 2 spécialités : - biotechnologies, - sciences physiques et chimiques appliquées en laboratoire.
En outre, une série STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliquées) remplacerait l'actuelle spécialité "arts appliqués" de la série STI.
Les innovations de la réforme
Les enseignements seraient divisés en 3 groupes : - un tronc commun d'enseignements généraux : 2 langues vivantes, français/philosophie, histoire-géographie, mathématiques, sciences physiques, EPS. Jusqu'à présent, une seule langue vivante était enseignée. Une nouveauté : proposer les cours à la fois par un enseignant de langues et un de technologie. - un enseignement technologique spécifique à la spécialité, mais aussi commun à l'ensemble des élèves d'une même série. - 2 heures d'accompagnement personnalisé.
Les premières réactions
Au niveau du volume horaire, les enseignements généraux gagnent une heure. En revanche, les enseignements technologiques en perdent 4 en 1ère et 1h30 en terminale. C'est ce qui pose question à certains syndicats enseignants, comme le SNES-FSU qui souligne que "tout est fait pour que la spécificité de la voie technologique, c'est-à -dire ce qui a permis la réussite des jeunes, soit effacée du 2nd degré". De leur côté, le SGEN-CFDT et le SE-UNSA cautionnent ces changements, s'ils sont accompagnés d'un plan de formation des enseignants. Le ministère de l'Education nationale a d'ores et déjà annoncé la mise en place d'un plan de formation dans les académies dès la rentrée 2010.
|
|