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Lutter contre l'inégalité des chances
Les zones d'éducation prioritaires (ZEP), selon Nicolas Sarkozy, "aggravent la ségrégation urbaine en raison des stratégies de fuite." Il rejette cette logique de territoire et souhaite recentrer l'accompagnement sur les enfants en grandes difficultés : aide individualisée, généralisation des études du soir encadrées, multiplication des internats de la réussite, etc. Il s'est déclaré également favorable à une plus grande implantation de l'enseignement privé dans les zones sensibles en souhaitant « que les établissements sous contrat qui veulent ouvrir des antennes ou des écoles dans les zones moins favorisées soient encouragés à le faire, alors qu'ils en sont aujourd'hui dissuadés ». Dans le même esprit, il s'oppose à la carte scolaire, "un privilège pour les uns et une fatalité pour les autres."
Revaloriser le métier d'enseignant
Accorder une plus grande liberté à l'enseignant passe par une reconnaissance de son expérience et un respect de ses méthodes pédagogiques. L'enseignant doit avant tout être jugé sur les résultats obtenus. Nicolas Sarkozy propose aussi une rémunération différenciée en fonction de la pénibilité et de l'investissement de chacun : "les enseignants qui veulent travailler plus, doivent pouvoir le faire".
Favoriser l'autonomie des établissements
Pour le président de l'UMP, les réformes viennent du terrain et prennent leur source dans le projet de l'établissement : un projet éducatif qui s'inscrit dans un contrat d'objectifs signé avec l'Etat. L'établissement doit pouvoir y affecter librement 20 % de son budget et impulser des expérimentations. Cette démarche doit s'accompagner d'une culture de l'évaluation qui n'est pas assez développée aujourd'hui. Enfin, une plus grande autonomie permettra aux établissements qui le souhaitent de se spécialiser dans un domaine (littérature, mathématiques, sport, etc.).
Aux adhérents de l'UMP de se positionner maintenant sur ces mesures. Elles feront partie du programme de la majorité pour les prochaines élections présidentielles. Permettront-elles l'élaboration d'un véritable projet scolaire qui, selon certains, fait défaut au gouvernement actuel ?
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