Valérie Granger (documentaliste Formiris)



Public - Privé : quelles différences ?
30/09/2004
Le privé réussit "légèrement mieux" que le public et le zapping entre les deux secteurs est une pratique courante, tel est le constat d'une étude du ministère de l'Education nationale qui compare pour la première fois les résultats obtenus par les élèves du public et ceux du privé.
Public-privé, quelles différences ?, Education & formations, juin 2004.

L'enseignement libre : choix de conviction mais aussi de pragmatisme, consommation et modes de vie, avril 2005.

De meilleurs résultats apparents

Avec moins de redoublement en primaire, un accès facilité au lycée général et des résultats supérieurs au baccalauréat, le privé offre de meilleures chances de réussite aux élèves. Toutefois, si on pondère ces données en fonction de l'origine sociale des élèves, les différences entre public et privé s'estompent. L'étude met en effet l'accent sur l'origine de la réussite scolaire qui ne reposerait pas principalement sur le statut de l'établissement, mais dépendrait plutôt de critères sociologiques. C'est au collège que le niveau social de la famille, les diplômes de la mère ou encore l'implication des parents dans le travail scolaire joue un rôle fondamental.

Le zapping entre le public et le privé

Le flux entre les deux systèmes est toujours important et connaît une augmentation depuis vingt ans. En 2002, 35 000 écoliers du public se sont tournés vers le privé tandis que 31 000 ont fait le chemin inverse. Au collège, les chiffres sont beaucoup moins équilibrés : plus de 56 000 élèves ont opté pour le privé à  l'entrée en 6ème. Ce dernier chiffre ne cesse de croître avec un gain de 28 000 élèves en 2002 contre 19 000 en 1994.
Cette étude montre que d'une façon générale 38 % des élèves passent au moins une fois par un établissement privé au cours de leur scolarité.
Néanmoins, pour le ministère de l'Education nationale, ce zapping ne remet "pas en cause l'équilibre entre secteurs". Claudine Peretti, responsable de cette étude, rejette "l'idée reçue selon laquelle les élèves fuiraient vers le privé" oubliant de rappeler que l'enseignement catholique est aujourd'hui dans l'incapacité de répondre à  toutes les demandes d'inscription.

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