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Les dispositifs pour l'insertion professionnelle des jeunes
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale, dispose essentiellement de 3 outils pour assurer l'accès à l'emploi des jeunes sans qualification et réduire leur taux de chomage (l'un des plus élevés de l'Union européenne) : - Le contrat de professionnalisation qui remplace le contrat de qualification depuis octobre 2004 rencontre une mise en oeuvre difficile. Peu ont été signés : 6 500 fin février pour un objectif de 160 000 en décembre 2005. - Le Contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), récemment créé, voit ses premiers contrats signés début avril. D'une durée d'un an, il doit aider les jeunes à entrer sur le marché du travail grâce à un tuteur. Son objectif est de 100 000 contrats pour 2005. - le Contrat jeune en entreprise propose des CDI à des jeunes de moins de 23 ans. L'entreprise perçoit en échange une prime. 126 700 contrats étaient signés fin février.
Enseignement professionnel : une image à valoriser
Alors qu'1 collégien sur 3 rejoint l'enseignement professionnel, celui-ci demeure discrédité. Une étude du ministère de l'Education nationale révèle que les jeunes qui s'y dirigent sont de milieu 2 fois moins favorisé que ceux qui optent pour l'enseignement général (54 % des élèves issus de parents ouvriers ou chômeurs contre 27 % dans l'enseignement général). Ces élèves sont en moyenne plus âgés et ont eu des parcours scolaires plus difficiles. Souvent orientés par défaut, 12 à 15 % d'entre eux abandonnent leurs études et quittent le système éducatif sans diplôme, ni qualification. La loi Fillon prévoit plusieurs mesures pour revaloriser l'image de l'enseignement professionnel : la réduction du nombre des BEP afin d'en améliorer la lisibilité, le passage du bac professionnel après 3 ans au lieu de 4 et le maintien du label "lycée des métiers". Concernant l'apprentissage, Jean-Louis Boloo lance une campagne nationale de promotion qui ambitionne de passer de 360 000 contrats à 500 000 en 2009. Au programme : l'augmentation de la rémunération, la création d'une carte comparable à celle des étudiants offrant des réductions et des mesures fiscales pour les entreprises.
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