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Gilles de Robien compte s'inspirer des modèles étrangers
Avant de rendre son projet de réforme des IUFM d'ici à la fin de l'année, Gilles de Robien a effectué une tournée européenne des centres de formation des professeurs. La Suède dont le système de formation des enseignants a été réformé en 2001 a notamment retenu l'attention du ministre. La pratique, la polyvalence, l'évaluation et la recherche constituent les grandes lignes de la formation des maîtres. Jacques Durand, président de la Conférence des directeurs d'IUFM, qui accompagnait le ministre, constate « que les systèmes éducatifs étrangers sont fondés en amont sur un cahier des charges et en aval sur un dispositif d'évaluation. Dans ce cadre, la Suède propose des réponses institutionnelles aux situations locales. » Ce système permettrait, selon lui, de régler les difficultés de l'intégration des IUFM aux universités en fonction des académies. De ces visites, d'autres axes ressortent comme l'enseignement d'une deuxième matière ou encore une connaissance du métier sur le terrain le plus tôt possible. Gilles de Robien a indiqué que la prochaine étape, fixée par la Loi Fillon de 2005 portera sur le rattachement des IUFM aux universités et la définition d'un cahier des charges national pour harmoniser le contenu des enseignements.
Les enseignants critiquent leur formation
Une formation jugée insuffisante, tel est le principal constat des 2 études publiées par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'Education nationale. La première étude a été effectuée auprès de 1 200 enseignants du 1er degré ; la seconde concerne les enseignants du secondaire. Parmi les formations initiales dispensées, les professeurs des écoles estiment que les plus utiles pour la culture professionnelle sont l'utilisation des ressources et de la documentation d'ordre didactique et professionnel (70%), l'analyse des pratiques professionnelles (70%) et les apports de la recherche (70%). Ils regrettent le manque de conseils pour gérer les situations les plus épineuses. Quant aux stages suivis pendant la formation, ils sont critiqués à propos de leur préparation et de leur exploitation. Les enseignants du 2nd degré sont moins sévères que leurs collègues puisque 54 % des interrogés jugent leur 2ème année de formation insuffisante. La rareté des conseils ou encore le manque d'analyse professionnelle sont soulignés. 36 % estiment que la formation la plus utile pour la gestion de la classe est celle de "conduite de la classe".
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