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Education prioritaire : le bilan de Gilles de Robien
2 axes essentiels marquent le travail engagé par Gilles de Robien : - la révision de la carte de l'éducation prioritaire avec 3 niveaux d'urgence (EP1, EP2, EP3), - l'instauration des réseaux "Ambition réussite" suivie de la création de 1 000 postes de professeurs référents. Le bilan reste cependant mitigé pour Nicolas Renard (président de l'OZP), notamment pour les établissements classés en niveau 2 qui reçoivent les mêmes aides qu'auparavant mais manquent de directives. Quant au recrutement des professeurs référents, certains établissements n'ont pas eu le temps nécessaire pour embaucher ces professeurs. Lors de la 9ème journée nationale le 12 mai dernier, l'OZP a demandé au nouveau ministre de l'Education nationale de ne pas repartir à zéro et de "prolonger ce qui a été positif et l'élargir".
L'évolution de l'éducation prioritaire en débat L'éducation prioritaire fait partie des chantiers dont Xavier Darcos doit s'occuper. Le ministre estime que les ZEP sont "une bonne initiative", mais penche pour un ciblage des moyens par établissement et non par zone. Par ailleurs, le nouveau gouvernement souhaite diminuer de moitié le nombre d'élèves des établissements les plus difficiles. Dans un premier temps, seule une cinquantaine d'établissements serait concernée. Cette réduction du nombre d'élèves par classe en ZEP a d'ailleurs été également abordée lors de la rencontre de l'OZP. Les intervenants ont considéré que cette mesure était nécessaire, mais à moduler selon les besoins. Nicolas Renard souligne que "passer demain à 15 élèves par classe n'à aucun intérêt. Il y a des moments où on travaille mieux à 30, d'autres où il faudrait se limiter à 5-6 maximum". D'autres propositions sont avancées comme celle de réduire la taille des établissements ou encore celle d'affecter deux enseignants par classe.
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