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Travailler moins...
Avec 936 heures de cours par an en primaire, les élèves français sont au dessus de la moyenne européenne, qui se situe à moins de 800 heures. En généralisant la semaine de 4 jours dès la rentrée 2008, Xavier Darcos veut alléger l'horaire hebdomadaire : 24 heures pour les élèves et toujours 27 heures pour les enseignants. Les heures supprimées le samedi seront réparties sur les autres jours. Elles permettront un soutien individualisé aux enfants en difficulté scolaire, le midi ou en fin de journée. Selon le contexte local, le ministre ne s'oppose pas au maintien des cours le mercredi matin, mais le samedi matin ne pourra plus être travaillé. Les écoles resteront cependant ouvertes et proposeront des activités culturelles et sportives encadrées par du personnel éducatif. Les évêques sont attentifs à la mise en place de cette réforme. En effet, une généralisation des cours le mercredi matin pourrait remettre en cause l'enseignement du catéchisme. Si une note de 1986 précise que "la consultation des autorités religieuses en cas de modification de l'organisation du temps scolaire (...) ne revêt pas de caractère règlementaire", le code de l'éducation indique que "les écoles élémentaires publiques vaquent un jour par semaine en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s'ils le désirent, à leurs enfants l'instruction religieuse, en dehors des édifices scolaires."
...autour des fondamentaux...
La modification du calendrier scolaire annonce également les prémisses d'une réforme des programmes du primaire. L'intention du ministre est de les "rendre accessibles et compréhensibles (...) aux enseignants, aux parents, et de les recentrer sur les objectifs fondamentaux : lire, écrire, compter." Un prochain texte précisera les objectifs de l'école primaire. Les concertations pourront ensuite s'engager avec les syndicats. Les nouveaux programmes sont attendus début 2008.
...sans oublier l'école maternelle
En parallèle, 2 groupes de travail sur la maternelle ont été mis en place. Le premier, coordonné par la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO), regroupe des représentants syndicaux et des experts. Si leurs conclusions sont attendues fin octobre, on sait que 3 propositions ont d'ores et déjà été arrêtées : l'élaboration d'un "texte politique fort" de cadrage sur les missions de l'école maternelle, la rédaction d'un document sur les missions des enseignants et la diffusion, auprès des parents, d'un fascicule sur les enjeux de la maternelle. Une synthèse des propositions sera remise au ministre à la fin du mois d'octobre. Le second est présidé par le linguiste Alain Bentolila. Celui-ci doit proposer les réformes "nécessaires à une refondation de l'école maternelle", notamment en matière de formation des enseignants et d'accueil des enfants de 2 ans. Un premier rapport est attendu avant noël. Le document final sera diffusé en mars 2008.
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