|
|
|

Deux rapports s'intéressent à la réussite scolaire dans les banlieues
Avant la parution du plan "Espoir Banlieue" le 22 janvier, le Conseil économique et social (CES) et le Conseil national des villes (CNV) avaient apporté leur contribution à la politique dans la ville. Ainsi, le 8 janvier, le CES a rendu public son rapport "Réunifier et réconcilier la ville", qui avance 6 propositions pour "améliorer la réussite scolaire dans les quartiers sensibles" : - favoriser la mixité sociale, - consacrer plus d'efforts sur un nombre diminué d'élèves (avec notamment une réduction des effectifs en CP et CE1), - permettre aux enseignants de mieux suivre leurs élèves, - travailler avec tous les acteurs de l'éducation, - accorder des moyens aux établissements en contractualisant leurs objectifs, - suivre individuellement les élèves déscolarisés. Il préconise en outre des options plus attractives dans les établissements de ces quartiers et penche davantage pour l'adaptation de la carte scolaire que pour sa suppression. Concernant les ZEP, le CES constate un accroissement de leur nombre, sans que les moyens augmentent suffisamment. Il relève le manque de formation des personnels et en conclusion, juge que les objectifs de départ se sont dilués au fil du temps. De son côté, le CNV, a proposé le 16 janvier, plusieurs mesures se rapportant à l'éducation. On relèvera entre autres le renforcement de l'encadrement dans les établissements difficiles, des modalités d'enseignement diversifiés pour lutter contre les difficultés scolaires, davantage d'éducation à la citoyenneté, l'extension des internats de réussite éducative.
Le plan "Espoir Banlieue" prône la réussite éducative
Le plan "Espoir Banlieue" a été esquissé le 22 janvier par Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, et sera détaillé le 8 février par Nicolas Sarkozy lui-même. La deuxième priorité de ce plan concerne bien l'éducation. Il confortera notamment "les dispositifs de réussite éducative" et "les dispositifs de 2ème chance". L'ouverture d'une école de ce type à Vaux-en-Velin en est le premier signe. Parmi les autres points évoqués par la secrétaire d'Etat : la création dans les collèges et lycées prioritaires d'une "banque de stages", un meilleur repérage et suivi des jeunes en difficulté. D'autres mesures avaient déjà été évoquées par Fadela Amara comme l'implantation d'enseignements d'excellence (langues rares ou anciennes, études musicales, etc.) dans les établissements sensibles ou encore la création de "cafés" à proximité des établissements, afin que les enseignants et les familles se rencontrent plus facilement.
Les partenariats grandes écoles - lycées des quartiers sensibles se confirment
Si Fadela Amara souhaite favoriser l'émergence d'une élite dans les banlieues, les partenariats grandes écoles - lycées des quartiers sensibles, instaurés depuis quelques années vont dans le même sens. Il s'agit en effet de donner la possibilité aux meilleurs élèves d'accéder à ces établissements de prestige. Initié par l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, le dispositif actuel comporte 6 lycées partenaires et 7 établissements d'enseignement supérieur. A la rentrée 2008, 6 nouveaux lycées pourraient y être associés. Cet exemple a fait des émules : ainsi, en région lyonnaise, depuis 2006, l'EM Lyon et 2 écoles normales supérieures ont signé des conventions avec 5 lycées. En outre, Xavier Darcos demandera dans une circulaire adressée prochainement à tous les proviseurs de lycée et en particulier à ceux des établissements les plus difficiles, de présenter en classes préparatoires 5% de leurs élèves les plus méritants, 8% pour les filières générales.
|
|