Valérie Granger (documentaliste Formiris)



Un nouveau dispositif d'orientation pour les collégiens et lycéens
01/02/2007
Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, et François Goulard, ministre délégué à  l'Enseignement supérieur, ont présenté le 10 janvier un nouveau dispositif sur l'orientation. Celui-ci est inspiré des préconisations du rapport Hetzel "De l'université à  l'emploi". Il fait partie des deux objectifs que le gouvernement s'est fixé : améliorer l'orientation des jeunes dès le collège et professionnaliser les études supérieures.
Rapport : De l'Université à  l'emploi, 2006.

L'orientation : nouvelle priorité du gouvernement, AtoutDoc, novembre 2006.

Le Portail étudiant, site du ministère de l'Education nationale.

Une meilleure orientation dès le collège

790 000 collégiens de 3ème passeront en 2007 un entretien individuel d'orientation. Sous la responsabilité du professeur principal, celui-ci sera préparé en amont avec l'aide de professionnels des Chambres de commerce et d'industrie, des Chambres des métiers ou d'agriculture, d'un conseiller d'orientation ou d'un psychologue. S'ils le souhaitent, les parents seront conviés. Cet entretien permettra aux élèves de se questionner sur "leurs envies", de connaître les différentes formations et d'identifier les métiers d'avenir.
Ce dispositif sera ensuite proposé aux élèves des classes de 1ère à  la rentrée 2007-2008.

Assurer la liaison entre le lycée et l'enseignement supérieur

Un dossier unique d'orientation rassemblera les voeux exprimés par le lycéen. Actuellement expérimenté dans les académies de Nantes et de Poitiers, ce principe sera généralisé en 2008 dans toutes les académies, hors Ile-de-France. Le conseil de classe émettra ensuite un avis. Si une inscription à  l'université est envisagée, celle-ci conseillera également le jeune pour lui éviter de choisir une filière inadaptée.
Par ailleurs, pour enrayer l'échec des bacheliers des filières professionnelles et technologiques à  l'université, le ministère prépare des "mesures réglementaires" qui leur réserveraient davantage de places dans les filières courtes (IUT et BTS).
Enfin, pour favoriser l'insertion professionnelle des diplômés, le ministère mentionne l'habilitation de 225 nouvelles licences professionnelles, la reconnaissance des stages ainsi que la création d'observatoires d'insertion professionnelle implantés dans les universités.

L'attitude réservée des syndicats

Le SNES-FSU estime que les enseignants ne sont pas qualifiés pour la conduite d'entretiens d'orientation. L'orientation "ne peut se satisfaire de solutions simplistes qui (...) visent principalement à  poursuivre et légitimer la baisse du recrutement des conseillers d'orientation-psychologues en transférant une partie de leurs missions sur les enseignants".
Quant au SE-UNSA, il souligne que ce dispositif a été mis en place sans concertation et constitue de la "poudre aux yeux".

Cliquez ici pour afficher les sources

Ce document est issu d'@toutDoc