|
|
|

Dans l'interview accordée à radio Notre-Dame, le ministre de l'Education nationale a évoqué une égalité de moyens entre l'enseignement public et l'enseignement privé : "je crois vraiment qu'il faut donner - et je sais qu'on n'est pas encore parfait à ce niveau-là -aux enseignement public et privé une égalité de moyens de façon à ce que le choix s'exerce dans la plus pleine neutralité des consciences." De nombreux syndicats ont protesté : pour le SE-Unsa, le ministre s'est comporté en "promoteur de la concurrence scolaire" ; quant à la FCPE, elle accuse Gilles de Robien de vouloir relancer la guerre scolaire. Alors que l'entourage du ministre qualifiait ces réactions de" tempête dans un verre d'eau", Gilles de Robien a tenté de rassurer en rappelant sa fidélité à la stricte application de la loi. Du côté de l'enseignement catholique, on s'étonne de cette "avalanche de réactions syndicales". Pour l'Unapel, "le ministre de l'Education nationale n'a fait qu'énoncer la loi". Paul Malartre, quant à lui, par souci de clarification, a rappelé que l'enseignement catholique est un enseignement associé au service public d'éducation. Il n'est ni un refuge, ni un concurrent de l'enseignement public. Il permet simplement aux familles d'exercer leur liberté de choix pour leurs enfants.
Gilles de Robien a tout simplement rappelé que l'enseignement privé est associé à l'Etat par contrat. Pour certains, c'est une évidence, pour d'autres, c'est une déclaration de guerre.
|
|