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La série scientifique au cycle terminal du lycée : articulation avec le cycle de détermination et orientation vers les études supérieures, IGEN, IGAENR, novembre 2007. Avis sur la désaffection des jeunes, pour les études scientifiques supérieures, Haut conseil de la science et de la technologie, avril 2007. Rapport d'information sur l'enseignement des disciplines scientifiques dans le primaire et dans le secondaire, Assemblée nationale, mai 2006. Evaluation des mesures prises pour revaloriser la série littéraire au lycée, IGAE, IGEN, juillet 2006.
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Une filière scientifique fragile...
Un rapport des deux inspections générales sur la filière S s'avère globalement préoccupant pour le lycée. Il confirme d'abord qu'elle regroupe les meilleurs élèves, issus plutôt des milieux les plus favorisés. Puis, outre cet effet ségrégatif, il constate que de nombreux lycéens choisissent cette série non par goût pour les sciences, mais sous la pression scolaire et ce, afin de se garder toutes "les portes ouvertes". De fait, après le bac, un tiers seulement se dirige vers des études supérieures scientifiques. Par ailleurs, l'enseignement y est jugé trop abstrait, théorique et "aride" ; les élèves y seraient en "souffrance". Enfin, une place importante est accordée à d'autres disciplines non scientifiques, ce qui rend finalement cette série généraliste et introduit une hiérarchie entre les filières : le nombre d'élèves stagne depuis 15 ans dans la série S, tandis que la série L (littérature) perd des élèves et la série ES (économie) explose.
...qui conduit à une nécessaire réforme du lycée
Le rapport propose deux leviers d'action. Le premier se situe au niveau de la 2nde où 3 heures hebdomadaires de "préparation au choix d'un parcours" pourraient être introduites. Cette préparation s'appuierait sur des "activités de découverte" des 3 filières et se substituerait aux 2 options à sélectionner parmi les 16 proposées. Le 2nd levier consisterait en une spécialisation plus tardive grâce à un "parcours de formation à dominantes, construit progressivement au fur et à mesure que se précise le projet personnel de l'élève". En 1ère, les lycéens suivraient un tronc commun d'enseignements généraux avec quelques "enseignements d'approfondissement" au poids limité. En terminale, les approfondissements deviendraient majoritaires par rapport aux enseignements généraux.
Il faudra également revoir l'enseignement de l'économie...
Michel Rocard, membre de la Commission Pochard, a enclenché une polémique sur l'enseignement de l'économie en le qualifiant, au cours d'une réunion, de "catastrophe ambulante" et en l'estimant "responsable du blocage du dialogue social dans notre pays". Précisant sa pensée, Michel Rocard déplore en fait l'inculture économique des élèves et un enseignement abstrait et dogmatique qui le rend inutilisable dans la vie courante. Il a proposé que cet enseignement soit abordé en classe de 4ème et de 2nde avec pour objectif de "maitriser [les] notions et [les] mécanismes économiques et sociaux nécessaires à la compréhension de la société." Dans le même temps, Xavier Darcos annonce le lancement, dès le mois de février, d'un audit sur les manuels et les programmes d'économie au lycée. Il sera mené par une commission présidée par Roger Guesnerie, titulaire de la chaire de théorie économique et organisation sociale au Collège de France. Les résultats sont attendus pour la fin 2008.
...et se poser la question de l'utilité du baccalauréat
Alors que le bac a 200 ans cette année, sa réputation s'est dégradée : dévalorisé, jugé coûteux, accusé de supprimer des cours pour libérer des lieux d'examen, dépourvu de valeur sur le marché du travail, la liste des critiques est longue. Avec un taux de réussite de 83,3 % en 2007, ce qui correspond aux objectifs du ministère, on lui reproche de n'être plus assez sélectif, voire d'être laxiste ou même truqué. En fait, la poursuite d'études supérieures ne se joue plus sur l'obtention du diplôme, mais dépend des notes et des appréciations des enseignants ainsi que de la réputation du lycée. En outre, s'il donne accès à l'université, c'est pour y voir échouer 60 % des étudiants dès la première année. Ainsi, sur 10 000 jeunes quittant le système éducatif, 3 700 ont un diplôme de l'enseignement supérieur pour un objectif européen de 5 000. En termes de pédagogie, il induirait une course au bac, responsable selon Antoine Prost, historien de l'éducation, d'une "conception étriquée de l'enseignement, qui forme des élites bureaucratiques, extrêmement conformistes." Toutefois, les lycéens et les personnes issus des milieux modestes y restent attachés car ils le perçoivent comme un passeport pour sortir de leur environnement et comme un rite de passage. Une commission du Sénat, présidée par Jacques Legendre, sénateur UMP du Nord, est chargée d'une réflexion sur le thème "A quoi sert le bac ?" Elle retracera l'évolution historique et sociologique de cet examen dans son rapport qui devra être remis en juin 2008.
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